Plaisirs grecs
6 décembre 2011Il y a une fameuse expression populaire, assurément québécoise, qui parle de « cerise sur le sundae ». Elle image le petit plus, la touche finale, l’ultime détail.
Si on pense négativement, c’est la goutte qui fait déborder le vase. La cerise peut symboliser alors la lettre du huissier que l’on reçoit tout juste après s’être fait congédier. Le téléviseur qui brise alors qu’on prend une journée de maladie. Le carton de lait vide, quand on vient pour se faire l’essentiel café du lendemain de veille.
Cependant, si on pense positivement, c’est le petit détail qui manquait à la perfection d’une réalisation ou d’une situation. La cerise peut donc évoquer l’arc-en-ciel qui survient lors d’un premier baiser. Le serveur d’un charmant bistro qui replie notre serviette de table pendant qu’on s’absente à la salle de bain. Le fabuleux petit restaurant que l’on découvre à la fin d’une journée fantastique à l’étranger.
Toutefois, là, maintenant, j’aimerais changer l’expression « cerise sur le sundae » par « yogourt sur le braisé ». Et c’est absolument positif. Parce que même si le plat, à lui seul, est déjà savoureux, c’est la petite touche de yogourt bien frais au persil qui le rend absolument délectable. Et en hiver, on n’a pas bien moins envie de crème glacée. Donc aux douches, la cerise!
J’ai mélangé du yogourt grec Oikos nature à du persil italien haché finement. That’s it. En finition sur un délicieux braisé de bœuf aux tomates confites et au vin rouge, c’était exquis.








